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Méditation - Page 8

  • Jésus et Pierre

    Jésus suit le monde
    avec Pierre

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    Pour bien comprendre ce qu’est la promesse de Jésus à Pierre, et comment elle intéresse, non seulement l’église mais l’humanité toute entière, il vaut mieux ne pas avoir de préférence parmi les papes. Ils sont tous bénis et choisis par Jésus.

    Je vais tenter de comparer chaque pontificat à une journée de Jésus.

    La vie de Jésus se déroule avec une spontanéité qui nous surprend. Un jour il parle avec ses disciples, un jour il guérit un malade, ou encore il se  met à parler lors d’une fête. Sa vie est une succession de gestes tout à fait différents qu’il enchaine selon la spontanéité qui est la sienne.

    Ainsi dans le cours de l’histoire de l’humanité, il pose un geste particulier à travers la vie de chacun des successeurs de Pierre. Ainsi essayons aujourd'hui d’imaginer le geste que fait Jésus qui pour l’humanité à travers les derniers papes.

    Avec Pie XII, nous avons la proclamation de l’Assomption. Jésus nous parle une dernière fois de sa mère.  Elle est avec lui au Royaume.

    Avec Jean XIII, le Christ rassemble ses disciples pour leur expliquer les écritures et les rendre présents au monde actuel,  etc.

    Avec Paul VI, le Fils retire l’invention de l’homme et de la femme des discussions conciliaires, il place ainsi ce mystère au même niveau que la fin du monde qui n’appartient qu’au Père, avait-il dit à ses apôtres.

    Avec Jean-Paul II, le Messie fait le tour du monde manifestant qu’il va, non pas  supprimer les nations, mais les réunir. Il rappelle les prophéties qui ont dit de Lui : C’est trop peu que tu rassembles Israël, je ferai de toi la lumière des nations.

    Avec Benoit XVI, Jésus insiste sur l’unité de ses disciples, il souhaite que nous ayons une seule doctrine. Benoit XVI s’est d’ailleurs occupé toute sa vie de cette réalité.

    Avec François I, il cherche à nous faire sortir du temple, ce qui nous rappelle ce qu’il avait dit du temple à ses disciples qui l’admiraient : « Il n’en restera pas pierre sur pierre ». Cela ne signifie pas qu’il faut renier ce que ce « temple de Rome » a été pour nous, pour l’humanité, mais qu’il faut s’en servir comme un passage temporaire, et pas comme un endroit définitif.

    Cette méditation cherche à rendre réceptif aux sentiments du Christ. Il s’intéresse à tous les événements, il suit le monde. Il nous faut percevoir les étapes que Jésus nous désigne dans la marche vers le rassemblement final qu’il a promis. Faites vous-même cette méditation, elle élève au dessus des aspects humains de l’action du successeur de Pierre.

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  • François-Jean-Baptiste

    Pape François, nouveau Jean-Baptiste ? 

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    Regardons quelques unes des attitudes du pape actuel et on voit apparaître des gestes de précurseur, des traits du dernier des prophètes, des pressentiments du Royaume. Cela déroute et en même temps cela fascine.

    D’abord souvenons-nous du choix de sa résidence. Il n’entre pas au Vatican pour demeurer à la maison Sainte-Marthe. Il donne à penser qu’il laisse la place à plus important que lui. Quoiqu’il en soit, on ne pourrait imaginer qu’un successeur de Pierre soit toujours en place au Vatican lors du retour du Christ, il céderait sa place immédiatement. Dans notre cas, le pape anticipe la venue du Maïtre ! Ce geste rappelle l’attitude de précurseur : « Il faut qu’il croisse et que je diminue ».

    Ensuite, il met un point final à la dernière encyclique de Benoit XVI. Il en fait presque la dernière encyclique. Il manifeste qu’il n’y a pas grand-chose de plus à dire sur le mystère de notre foi.  Idée qu’avait déjà exprimée Benoit XVII. Ceci est un signe des temps qui nous rappelle le texte de Jérémie sur la nouvelle alliance : « Ils n’auront plus besoin de s’enseigner, car ils me connaîtront tous, des plus petits jusqu’au plus grands. »

    Enfin, lui-même écrit une exhortation apostolique. Voilà encore une ressemblance avec l’exhortation à la pénitence de Jean-Baptiste. Le pape François, plus qu’une nouvelle évangélisation, appelle à une nouvelle conversion. Convertir son attitude personnelle, mais aussi convertir toute l’activité humaine à s’occuper des pauvres. S’occuper des pauvres implique en effet toute l’activité humaine, tous les métiers du monde, toutes les énergies.

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    Dans son message, il demande qu’on sorte des églises car le message s’adresse à tous, et pas seulement aux disciples, comme dans le sermon sur la montagne. Ceci fait penser aussi au rassemblement final de tous les hommes, au jugement dernier où le plus important ne sera pas d’avoir connu Jésus-Christ mais sera d’avoir donné un verre d’eau à celui qui a soif. En effet, Jésus reviendra pour rassembler tous les hommes quelques soient leur conviction.

    Enfin, deux papes vivent au Vatican. On peut penser à ce rassemblement des 266 successeurs de Pierre, réunis auprès de Pierre et laissant la place à plus grand qu’eux !

    Finalement, le pape François se présente comme un précurseur, comme un deuxième Jean-Baptiste qui ne s’adresse pas seulement au peuple d’Israël, mais à l’humanité toute entière. Et tout  cela se passe devant nous, fait remarquable, sans que soit réveillée la panique des fins de millénaires, mais plutôt avec un sentiment de libération !

     

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  • unité

    De la Toussaint
    à la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens

    unitgé-1.jpgA la Toussaint, nous avons acclamé la foule immense qui se rassemblait en un seul peuple. Voilà un bien beau rassemblement qui s’organise petit à petit : des gens de tous âges, de toutes régions, de toutes nations : un vrai rassemblement catholique au sens premier du terme. Et celui qui prendra la tête de ce rassemblement, c’est Jésus-Christ lui-même. Il en sera le roi : un roi unique, pour un rassemblement unique, et pour un Royaume qui n’est pas de ce monde. Cette grande multitude sera unique et catholique !

    Cette prise de conscience, qui naît et grandit en nous à l’occasion de la Toussaint et de la Fête du Christ Roi, nous amène tout naturellement à souhaiter que ce roi revienne comme il l’a promis, ou plutôt qu’il nous entraîne et nous prenne avec lui là où il est monté, là où le mal n’existe plus, et où tout est saint. A sa suite, nous formons une foule une, sainte et catholique ! Ce souhait peut devenir prière, et s’intensifier au long de décembre, au fur et à mesure que s’égraineront les dimanches de l’Avent.

    Au temps de Noël, lorsqu’ils fêtent la naissance de Jésus sur terre, qu’ils se rappellent le début de sa vie ici-bas, les chrétiens ont tendance à oublier, quelques jours durant, le désir que revienne le Christ pour nous conduire vers le Royaume du Père. Certes, de la naissance de Jésus et de son enfance, on ne connaît que peu de choses. Les récits, écrits après la résurrection, sont brodés et enjolivés. Cette fête de Noël échappe pratiquement aux chrétiens. Elle est devenue une fête pour tous, une fête de l’enfant.unité-image.jpg

    Les festivités terminées, on en revient à ce qu’on souhaitait : découvrir Jésus, devenu adulte, se manifestant dans la vie publique et dévoilant son projet. Il voulait, et veut toujours, réunir tous les peuples. Il se choisit donc des disciples. C’est la quatrième caractéristique de l’assemblée qu’il désire : elle sera donc une, sainte, catholique et apostolique.

    Pour continuer l’œuvre du Christ, et selon sa prière, les apôtres doivent former un groupe uni. Les chrétiens éprouvent de plus en plus le besoin de la présence du Maître. Car, le temps ayant passé, leurs communautés se sont élargies, l’histoire a déroulé ses péripéties et des difficultés se sont amoncelées. Est-ce une déchirure, ou l’impossibilité de refléter dans le monde tous les aspects de la promesse et de l’action de Jésus ? Probablement un peu des deux.

    Voyons sommairement quelles sont les divergences.

    Les églises orthodoxes servent une nation. Chacune est autonome pour servir la nation dans la quelle elles sont implantées. Ils sont en mauvaise position pour faire un mouvement international,  pour trouver cet aspect, ils participent au Conseil œcuménique (fondé en 1948). http://www.oikoumene.org/fr

    Les protestants considèrent que l’incarnation est clôturée. Ils ne veulent pas d’une structure incarnée des chrétiens. Ils ne donnent donc aucune indication aux états sur la manière dont ils doivent s’organiser. Pour harmoniser leurs conceptions et leurs services, ils participent également au Conseil  œcuménique.

    L’église catholique (qu’on devrait mieux appeler l’église de Pierre) considère que son organisation  est une réponse à la bénédiction de Jésus sur Pierre. Elle rassemble ses fidèles dans une structure supranationale  digne d’un empire, l’empire romain dans lequel elle s’est développée. Elle est évidemment perçue comme un concurrente par les états, Tous les libres penseurs cherchent à la détruire car ils voient en elle un coururent à la liberté des états.

    L’Eglise de Pierre ne cherche donc pas en dehors d’elle une structure de rassemblement. Elle participe au Conseil œcuménique comme observateur dans le Conseil œcuménique.

    On voit que l’unité des chrétiens est directement liée à la construction des états et à la paix dans le monde. Que ce soit en aidant les états de l’intérieur, en les laissant totalement  indépendant ou en proposant une réunion des nations pour l’autre monde quitte à manifester  une prétention abusive à l’image de Jésus qui s’est déclaré roi pour l’autre monde et a finalement été condamné. Réaliser l’unité des chrétiens consiste évidemment à trouver un seul chef pour l‘humanité.

    Semaine de prière

    Tout naturellement, au début de chaque année, au moment où les textes liturgiques rappellent que Jésus choisit ses apôtres, les chrétiens consacrent une semaine pour prier afin que tous ne fassent plus qu’un, qu’ils forment une seule Eglise : une Eglise une, sainte, catholique et apostolique. Cela nécessite du temps pour s’informer, se rencontrer, prier ensemble.

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    Comment participer activement à cette semaine en 2014 ?

    Vous désirez être informés, prier ensemble ? Vous trouverez une foule de renseignements sur :

    -          Le site du Conseil Oeucuménique des églises ‘(http://www.oikoumene.org/fr )

    -          Le site du Comité Interecclésial de Bruxelles, le CIB (http://comiteinterecclesialbruxelles.wordpress.com/).
    Ces deux sites donnent également des documents pour préparer des célébrations au cours de la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens : affiches, thèmes, réflexions.

    -      Le site de l’UP des Douze, dans l’agenda des rencontres.