22.11.2009
Livre de Mgr Rouet

Voilà un très beau témoignage. Tout est dit en termes simples sur la vie chrétienne et même sur la vie tout court. A lire donc.
Mais je ne vais pas vous en faire un résumé car il est très bien fait sur le site de l'Eglise de France
En plus vous pouvez facilement entendre Monseigneur Rouet lui-même faire la présentation de son livre en faisant un petit détour sur une video de dailymotion.
07:09 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : saint hilaire, doute, vérité, altérité, communion, vie spirituelle, morale
19.09.2009
Trinité, une expérience humaine primordiale
J'ai lu le livre de Raimon Panikkar. « Trinité, une expérience humaine primordiale ».
La trinité est le cœur de la révélation léguée par le Christ. L'Orient a développé une conception ternaire de la réalité qui n'est pas basée sur une révélation mais sur une expérience de la vie humaine.
Au chapitre I, l'auteur nous plonge d'abord dans la mentalité orientale, principalement hindoue. On y décèle trois formes de spiritualités fondées sur l'action, l'amour, la connaissance. Aucune ne doit être privilégiée par rapport aux deux autres.
Le chapitre II consiste en un rappel de la vision chrétienne de la Trinité.
R. Panikkar pense trouver une piste de rapprochement dans le trio inséparable Dieu, Homme et Monde qui serait une intuition primordiale de la « trinité ». Il appelle ce trio "la trinité cosmothéandrique" (On aurait pu dire : théocosmandrique !!, le cosmos est alors l'intermédiaire qui va masquer où permettre à l'homme la découverte de Dieu). Cette synthèse est exposée notamment par ses aspects négatifs. On peut observer, dans l'Occident moderne, le nihilisme, l'humanisme, le matérialisme. Ces déviations sont le résultat d'une absolutisation d'un des trois pôles de cette "trinité" qui est une réalité unique.
Cette réflexion tente un rapprochement Orient-Occident et veut favoriser un dialogue interreligieux. Le chrétien est en effet déconcerté du fait que son message trinitaire ne pénètre pas en Inde. Comprendre les civilisations dites « de l'Esprit », est l'objectif difficile et nécessaire de l'Eglise pour présenter le message du Christ au monde entier. Il faut pour cela qu'elle se détache de l'imposant héritage grec dans lequel elle a exprimé la cohérence de son message. Mais ceci reste à faire !
Je me suis moi-même livré à une contemplation trinitaire. C'était à l'époque du Concile. J'ai pu finalement la consigner dans un écrit : "Trinité, Humanité, l'Alliance".
On ne peut qu'encourager les chrétiens à méditer sans cesse ce mystère de Dieu : Père, Fils, Esprit.
08:49 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : panikkar, trinité, credo, occident, orient, spiritualité, dialogue interreligieux
17.07.2009
Commentaires sur l’Encyclique sociale
Ce matin, j’ai recherché un article commentant l’encyclique de Benoït XVI. Il était écrit par Isabelle de GAULMYN. Il avait attiré mon attention lorsque je prenais la peine de lire et résumer l’encyclique.
Ce faisant j’ai trouvé également le commentaire du pape lui-même sur « Caritas in Veritate », traduit de l’italien par la même Isabelle de GAULMYN .
Est également apparu sous mes yeux un commentaire très intéressant d’un avocat, économiste, homme de gauche, canadien … qui veut construire une « Nouvelle Société ». Vous ne perdrez pas votre temps en lisant cet article.
09:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charité, développement, technologie, rerum novarum, populorum progressio, paul vi
16.07.2009
Caritas in Veritate
Résumé de la dernière encyclique de Benoît XVI.
Par l'expression « caritas in veritate », Benoît XVI manifeste qu'il veut parler de la charité dans toutes ses dimensions. Cette encyclique se situe 40 ans après « Populorum Progressio » de Paul VI. Elle marque donc un anniversaire.
Benoît XVI signale que l'Eglise n'a pas de solutions techniques à offrir à l'humanité mais qu'il est de sa mission de témoigner de la vérité.
Le message de Populorum Progressio
Benoît XVI situe cette encyclique que Paul VI a écrite peu de temps après le Concile Vatican II. Elle ne comporte pas de coupure avec le passé et elle fait partie de l'action générale de Paul VI sur les problèmes sociaux. Pour lui, en effet, il n'y a pas de développement vrai s'il ne s'attache au développement intégral de l'homme dans toutes ses dimensions. « Quand Dieu est éclipsé, notre capacité de reconnaître l'ordre naturel, le but et le bien commence à s'évanouir ».
Par le développement des peuples, Paul VI entendait « faire sortir les peuples de la faim, de la misère, des maladies endémiques, et de l'analphabétisme ». Benoît XVI, pour sa part, fait un inventaire à partir de cette espérance. Il constate que le développement n'est plus le fait de quelques uns, mais qu'il implique de nombreux acteurs : il est multipolaire. L'évolution principale de la société depuis le Concile tient au fait que les acteurs économiques sont mondialisés alors que l'action des Etats reste confinée dans leurs frontières. Ils sont donc moins forts maintenant qu'à cette époque-là. Il existe une disparité plus forte à tous les échelons entre les plus forts et les plus faibles. Sont apparus également de nouveaux comportements sur le respect de la vie (avortement, euthanasie, fécondation in vitro ). Les droits à la liberté religieuse sont, eux aussi, en évolution.
Fraternité, développement et société civile.
L'homme est placé par la vie devant l'expérience du don. Mais « l'homme moderne est parfois convaincu, à tort, d'être le seul auteur de lui-même, de sa vie et de la société ».
La vie économique a besoin d'échanges contractuels, mais aussi de lois justes et de formes de redistribution guidées par la politique, ainsi que d'œuvres qui soient marquées par l'esprit du don. Il est donc nécessaire d'élaborer par la réflexion un système impliquant trois acteurs : le marché, l'Etat et la "société civile". Sans oublier de se situer aussi au niveau de l'entreprise. Pour favoriser le développement, la triple dimension économique, politique et bénévole (relative au don sans contrepartie) doit se retrouver à tous les échelons de la vie en société.
Développement des peuples, droits et devoirs, environnement
Pour obtenir le développement des peuples, il ne suffit pas de définir et de réclamer de plus en plus de droits, il faut également concilier respects des droits et sens du devoir dans le chef des différents responsables. Ce sens du devoir s'appelle parfois éthique, parfois sens moral. Benoît XVI inventorie dans ce chapitre une série de déviations, de disparités, que l'on peut éviter si les responsables n'oublient pas qu'ils ont des devoirs. Dans l'inventaire que fait ici le pape se trouvent notamment le respect de l'initiative des parents en ce qui concerne le don de la vie, la recherche du bien commun dans la répartition des richesses, la volonté de protéger l'environnement qui est un bien pour tous.
La collaboration de la famille humaine
L'homme est un être relationnel et il ne s'épanouit que s'il peut entrer librement en relation avec son entourage.
Le développement des peuples ne peut se passer de la recherche constante de l'amélioration des relations à tous les niveaux entre les personnes, les Etats, et toutes les associations intermédiaires. Il importe, dans l'exercice de l'autorité, de mettre en œuvre les principes de subsidiarité et de solidarité. Il faut en outre veiller à favoriser la culture et l'éducation sans négliger le tourisme qui permet les rencontres. Benoît XVI examine encore la collaboration nécessaire dans la finance, le travail, la défense des ouvriers et des consommateurs. Enfin, il renouvelle l'appel de Jean XXIII ( Pacem in terris ) à la constitution d'une Autorité politique mondiale qui pourrait agir dans les domaines tels que l'environnement ou le droit international.
Le développement des peuples et la technique
La technique est une réalité profondément humaine, liée à l'autonomie et à la liberté de l'homme. Mais elle ne joue vraiment son rôle que si elle permet aux hommes de réaliser leurs aspirations profondes.
Le processus de mondialisation pourrait substituer la technologie aux idéologies. L'humanité risque alors de vouloir tout résoudre par la technologie : technique financière, technique des échanges commerciaux, technique des accords gouvernementaux, technique des médias, technique biologique. L'homme risque d'imaginer pouvoir tout résoudre de cette manière. Le développement prend alors une tournure décevante. L'absolutisme de la technique tend à provoquer une incapacité à percevoir ce qui ne peut s'expliquer par la matière seule. Or, l'homme n'est pas que matière, et il faut qu'il s'inquiète de sa dimension spirituelle.
Sans Dieu, l'homme ne sait où aller et ne parvient même pas à comprendre ce qu'il est. « Paul VI nous a rappelé dans Populorum Progressio que l'homme n'est pas à même de gérer à lui seul son progrès, ... nous ne serons capables de produire une réflexion nouvelle ... que si nous nous reconnaissons, en tant que personnes et en tant que communautés, appelés à faire partie de la famille de Dieu en tant que fils. » ... « Le développement a besoin de chrétiens qui ont les mains tendues vers Dieu ... conscients que l'amour d'où procède l'authentique développement n'est pas produit par nous mais nous est donné ».
Sur les dépêches Cathobel vous trouverez également des Commentaires et aussi des Passages saillants et quelques réflexions sur l'encyclique : Réflexions du Cardinal Martino, Président du Conseil pontifical Justice et Paix, Réflexions du Cardinal Vingt-Trois, Archevêque de Paris, Réflexions de l'Osservatore Romano, quotidien du Vatican.
12:36 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charité, développement, technologie, populorum progressio, paul vi
10.05.2009
Passion et Résurrection
Voilà un savoureux mélange.
Il y a un cheminement qui reprend les textes d’évangile depuis Béthanie jusqu’au matin de Pâques. Il y a les peintures (reproductions, dira l’artiste !) d’Arcabas. Il y a le jeu scénique de Hadjadj, philosophe et dramaturge chrétien, qui cherche à nous rendre participant de ce cheminement comme on suivrait un chemin de Croix.
Le tout est présenté par Monseigneur Poupard, ami du peintre. Il nous rappelle comment ce polyptyque se situe dans l’ensemble de l’oeuvre de ce familier du pinceau saisi par la contemplation.
Quoi de mieux pour laisser entrer en nous le ravissement du mystère de notre vie : l’amour n’abandonne jamais.
08:52 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arcabas, hadjadj, résurrection
04.10.2008
Chrétien et homme de science ?
J’ai lu avec grand intérêt « L’itinéraire spirituel de Georges Lemaître » de Dominique Lambert. Georges Lemaître est ce scientifique belge qui a proposé l’hypothèse de l’expansion de l’univers à partir d’un petit noyau. Il était aussi prêtre catholique et fort attentif à sa mission. En raison de cela, il a été suspecté de manque d’objectivité et son hypothèse a d’abord été ridiculisée par une sobriquet : le « big bang ». Ce mot est resté pour qualifier cette hypothèse qui est aujourd'hui admise à l’unanimité du mode scientifique.
C’est une méditation de la Genèse qui a orienté ses recherches. Scandale ! Pourtant c’est un fait maintenant incontournable : l’hypothèse du « big bang » a été faite par un croyant.
Par rapport à Galilée, la différence est très nette. Alors que le premier avait souffert d’une condamnation maladroite, Georges Lemaître a souffert de félicitations trop voyantes faites par Pie XII. Vous découvrirez cela dans les chapitres qui relatent sa participation à l'Académie pontificale des sciences.
Ainsi, celui qui se situe dans la trace d’Incarnation doit supporter la même méfiance qu’a supporté son maître quand il annonçait qu’il était bien le Fils de Dieu et qu’il était descendu du ciel.
L’auteur : Lambert, Dominique. Docteur en philosophie et docteur en sciences physiques (Louvain-la-Neuve) — Chargé de cours en philosophie des sciences et histoire des sciences aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix (Namur, 1996- ) — Membre de diverses sociétés scientifiques — Auteur du Principe anthropique. L’homme est-il le centre de l’univers ? (avec J. Demaret ; Colin, 1994) ; Au cœur des sciences. Une métaphysique rigoureuse (avec M. Leclerc ; Beauchesne, 1996); Sciences et théologie. Les figures d'un dialogue (PUN-Lessius, 1999); Un atome d'univers. La vie et l'oeuvre de Georges Lemaître (Lessius-Racine, 2000) — Lauréat du prix Georges Lemaître (1999).
05:56 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : science, foi, lemaître;galilée
03.07.2008
Echos d’Incarnation
Coïncidence peut-être, voici une lecture qui complète la méditation sur l’Incarnation, qui illustre le thème : le corps humain chemin vers Dieu.
J’ai lu le livre « La Profondeur des Sexes » de Fabrice Hadjadj. (Né à Nanterre, Fabrice Hadjadj est professeur de philosophie et de littérature en lycée et écrivain.)
L’auteur prend l’attitude inverse de celle prise couramment. En général, les gouailleurs prennent les mots du langage courant et en font une allusion au sexe, aux étreintes,… tout cela pour faire rire ( !) la galerie, pour se défouler ou pour appuyer une publicité. Ici au contraire on emploie les termes précis du sexe et à travers eux l’auteur fait apparaître des aspects particuliers de la vie spirituelle. En soi il n’y a rien d’étonnant, puisque c’est Dieu lui-même qui a inventé le sexe et l’a réalisé !
Voici donc un point de vue très intéressant car il nous oblige à un autre regard sur des aspects fondamentaux de la vie. Il est aussi très actuel car l’homme moderne est obnubilé par le sexe (entre autres !).
Il faut, bien entendu, avoir l’œil simple pour ne pas aboutir à cette déception de l’homme moderne qu’exprime si bien ce même Hadjadj : « Tenaillés de nos jours entre le puritanisme et la salacité, nous avons perdu cette candeur - et cette audace » (Panorama chrétien n° 455)
Ce livre déploie une réflexion philosophique sur notre situation d’êtres charnels. Il touche l’Incarnation lorsqu’il cherche à percevoir la proximité de Dieu avec nous par sa naissance du sein de la vierge Marie. Il n‘aboutit pas à l’image de Dieu dont nous avons parlé précédemment, mais il pousse tout au long du livre à modifier notre regard sur la chair humaine. A lire, il complète la méditation sur l'Incarnation.
07:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, chair, esprit, hadjadj


