29.10.2008

Religions et modèle du Royaume

Se transformer soi-même pour transformer le monde. Voilà une belle devise que Matthieu Ricard applique certainement avec conviction de même que le moine bouddhiste. ON pourrait également l’appliquer aux autres religieux de par le monde, y compris aux religieux chrétiens : bénédictins, franciscains, jésuites, … Tous, ils ont adoptés un genre de vie qui les prédispose à la recherche de Dieu, qui les transforme et les rends disponibles, chacun avec leur particularité, au service des hommes.

Par ailleurs, si on appelle le bouddhisme une religion, on peut en dire autant des organisations religieuses. Le mot religion signifie alors très précisément une discipline que l’on suit à la suite d’un fondateur afin de chercher le contact avec la réalité, qu’on appelle celle-ci le grand Tout, Dieu, l’Esprit, ou encore d’un autre mot.

Pris dans ce sens, on peut dire que l’Eglise est très exactement un rassemblement et pas une religion. Ella déjà intégré en elle plusieurs ‘religions’. Voilà ce qui apparaît clairement au chrétien qui veut bien faire la méditation des dons de l’Esprit telle qu’est est présentée dans l’alliance Trinité-Humanité.

 

Le rassemblement de Jésus-Christ se présente déjà avec l’ambition de rassembler, sous son chef, toutes les Nations du monde. IAvec la réflexion qui précède, il se présente en mesure de rassembler toutes les ‘religions’ du monde. Cela tient à la personnalité de son  fondateur qu’aucune limite ne peut circonscrire. Il cherche à rassembler tous les hommes, religieux ou non.

 

Dans les dons de l’Esprit, il y a vraiment un modèle dynamique du Royaume. Il exerce une poussée générale de l’humanité à former un seul tout. On pourrait même se demander s’il ne s’agit pas là du modèle ramené par Moïse à sa descente du Sinaï. Modèle qui procède de l’Esprit que Moïse voulait tant voir répandu dans le peuple tout entier.

13.07.2008

Délivrance et liesse, avant-goût de la vie dans l’Esprit

Délivrance a.jpgIngrid Betancourt, à sa sortie de la jungle, est descendue de l’avion, elle a en premier lieu demandé une prière parce qu’elle est croyante. Elle avait fait courageusement le sacrifice de sa vie pour chercher la concorde pour la Colombie.

 A l’annonce de la libération, deux peuples ont été transportés de joie. Il y avait des français, des colombiens, des gens de gauche, de droite, des comités de soutiens, des artistes. Tous ressentaient la même joie à la bonne nouvelle annoncée.

Cela me rappelle l’effusion de l’esprit quand Pierre a pris la parole à Jérusalem (Act, 2, 5-6), « Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d'Asie,… »  tous l’entendaient la bonne nouvelle dans leur propre culture !

Voici encore un exemple où la situation qui se déroule en chair et en os devant nos yeux nous parle d’une réalité spirituelle.

Ce fut de courte durée, les acteurs principaux, hommes de pouvoir, leurs opposants, les journalistes ont vite été repris par la jungle des polémiques. L’euphorie ( et la liberté !)  était passée !

Les enseignements de cet événement peuvent être exprimés en trois points.

  • ’abord cela montre comment agit l’Esprit. La joie d’un peuple arrive toujours par la présence d’une personne qui fait l’unanimité sur sa conduite parce qu’elle respecte tous et chacun. Ainsi de l’Esprit : il rassemblera un peuple avec un chef, il rassemblera l’humanité autour du Christ
  • Ensuite, la joie sans partage, même de courte durée, est là pour nous dire que ceux qui cherchent la liberté et la délivrance l’obtiendront. 
  • Enfin, les polémiques sont là pour nous rappeler que la paix et la concorde ne seront jamais acquises définitivement dans ce monde, que la vie spirituelle ne sera établie durablement que dans l’autre monde là où les démons avec leurs terreurs et leurs polémiques ne peuvent entrer. Dans ce monde-ci, les démons sont toujours là ! Et certains démons ne se chassent que par la prière et le jeune.

Et maintenant que faire : allons vite délivrer un autre prisonnier !!

19.06.2008

Parcours de la foi : point d’orgues

CatECimg.jpgUn parcours de foi n’est jamais terminé.  Pourtant il faut bien mettre un point final à cette série de soirées organisées sur le thème : Incarnation

Quel plus beau point d’orgues pourrait-on trouver que le Cathéchisme.

Il rassemble un florilège colossal de citations des pères et docteurs de l’Eglise, des Conciles et des pasteurs qui, suivant le conseil de Paul à Timothée, ont passé leur vie à répéter à temps et à contre temps la Parole de Dieu. Sur l’Incarnation, par exemple, en plus de l’épître aux Hébreux et du Psaume 40, il cite St Grégoire de Nysse, St Irénée, St Athanase, St Thomas d’Aquin. Prenez le temps d’aller voir !!

L’église de Pierre a été sensible dès le début à ce double aspect du dépôt de la foi. L’incarnation c’est la parole de Dieu dite en nos langages. La révélation qui nous été faite est complète en Jésus-Christ. C’est par un seul et unique mystère que le Christ attire à lui les hommes de toutes générations.

En conséquence, il est possible d’actualiser cette parole mais sans jamais contredire les expressions précédentes. De là une attention particulière est mise aux nouvelles formulations. Cela se concrétise dans le « magistère ». Celui-ci a été situé à sa place dans la vie de foi par le Cardinal Danneels dans un des articles rédigés pour cette année de la catéchèse. Le Catéchisme en est un des fruits principaux.

« La vie est-elle emplie de secrets ou de problèmes ? Il vaut mieux accepter le mystère de la vie plutôt que de le réduire simplement à ce qu’on peut en comprendre. Le magistère (autorité de l’apôtre) et la théologie (ensemble cohérent formulé par la réflexion) forment une paire qui équilibre l’écoute compréhensive des révélations faites par l’écriture sur les mystères de notre vie (Cate9) »
 

 Vous pouvez trouver ces documents, en format pdf, en entier sur le site de l’Eglise de Liège à l’adresse :

http://liege.catho.be/ftp/liege/danneelscatechese/cateche... ou en résumé dans les Nouvelles des Douze n° 12

 

18.05.2008

L’image de Dieu

580570823.jpgAvez-vous vu l’image de Dieu dont parle la Genèse ?

Dieu est Père et Fils dans un même Esprit.

L’homme et la femme, qui s’aiment à la vie à la mort, deviennent une même chair, nous dit la Bible. Ils forment une image du Dieu Père, Fils dans un seul ESprit. L’expression « à la vie à la mort » permet de situer correctement la portée du mot chair, qui a plusieurs sens. On ne quitte sa chair qu’à la mort et ceux qui deviennent « une seule chair » ne se quittent qu’à la mort.  

Dans toute image de Dieu, les différences de l’image par rapport à Dieu sont plus grandes que les ressemblances. Il nous faut donc les regarder, en voici deux. D’abord, la chair s’use alors que l’Esprit ne s’use pas. Le Père et le Fils sont unis de et pour toute éternité. Ensuite, l’Esprit est une personne qui émane de la rencontre du Père et du Fils alors que la chair précède la rencontre de l’homme et de la femme et est à l’origine de leur amour.

Cette image est présente discrètement dans la famille, les enfants grandissent devant elle. Ils sont de cette unique chair que sont devenus l’homme et la femme qui leur ont donné la vie. Et cette union est pour eux comme un roc, une forteresse, un point d’appui.

Ainsi la chair devient le support d’un esprit de famille et elle est l’image de l’Esprit unique dans lequel vivront un jour tous les enfants auxquels le Père et le Fils auront donné la vie.

Si vous voulez passer du temps - sans patience, vous ne verrez rien - à découvrir les multiples facettes de cette image qui est à la genèse de l’humanité, vous pouvez vous rendre sur le site de l’alliance qui est consacré à cette quête la fois déroutante et fascinante.

Fête de la Sainte Trinité 2008                                                   
Pierre

13.04.2008

La belle éolienne

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podcast

                         Musique du chant : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu ».
                         Vous pouvez télécharger la partition.

 

                

En attendant la Pentecôte 2008.

 

 

J’admirais une éolienne. Les longues pales tournaient gracieusement à vingt-cinq mètres de hauteur.

Un rapide calcul indique que le bord des pales tourne à la vitesse d’une voiture en ville, alors que l’axe est fixe. La solidarité entre les pales mobiles et l’axe quasi immobile, assure l’efficacité de l’ensemble. Quiconque s’approche du pied de cette grande hélice perçoit un léger bruissement, signal discret de son fonctionnement. Animée par le vent, elle peut suffire pour procurer la lumière à tous les habitants d’une petite ville.

L’Eglise, me suis-je dit, ressemble à une éolienne dont chaque partie serait constituée de chrétiens, tels des particules vivantes. J’imagine déjà les réclamations que l’on peut entendre au bout des pales : « Il faut avancer … vivre avec son temps, celui qui ne bouge pas recule ! » Les répliques fuseraient des points de l’axe : «  Si les pales tirent encore sans réfléchir, elles finiront par casser. Plus de lumière alors pour la ville. »

Cette comparaison surprenante m’a conduit à placer certains chrétiens bien connus de tous à la place qu’ils me semblent occuper. Aux bouts des pales, il y aurait  par exemple, le père Damien, Mère Teresa, l’abbé Pierre et tous ceux qui se consacrent aux plus déshérités. Au centre on trouverait Jean XXIII, Paul VI, accompagnés de pasteurs et théologiens qui veillent à la transmission intégrale de l’évangile. Entre ces personnages occupés à faire tourner la grande hélice et la marche de l’église au cours de ces dernières années, la ressemblance est frappante. Reprenant mon admiration pour l’éolienne, je me dis : c’est la solidarité des uns et des autres dans la même et unique équipage qui permet de capter le vent de l’Esprit et de le transmettre en un message équilibré pour les hommes de notre temps.

Mais, si l’éolienne est un équipement d’aujourd'hui, l’Eglise date de deux millénaires. Pour voir large, il faut faire un saut d’échelle et se représenter tout le déroulement de l’histoire avec, en son milieu, l’église de Jésus-Christ représentée par une seule et immense éolienne. On peut alors situer les apôtres. O  placerait peut-être saint Paul au bout des pales et au centre saint Pierre, et bien d’autres encore. Ainsi complétée, cette institution séculaire prend toute sa dimension. Installée au milieu de l’histoire humaine, après le passage du Fils de l’Homme, elle capte l’esprit qui vient du commencement du monde. A ce moment, le Père voulait remplir la terre de ses enfants et avait inventé l’homme et la femme. De ce vent des origines, l’éolienne dressée par le Fils en fait un évangile de lumière éclairant la destination de la communauté humaine. Elle annonce le Royaume à tous les enfants des hommes qui remplissent maintenant la terre.

Aujourd'hui, le vent  des origines souffle toujours. La terre se remplit encore de nombreux enfants. L’éolienne, ses pales légèrement ébréchées par quelques secousses qu’on n’a pu éviter, n’a pas cessé de tourner et d’éclairer l’issue de l’aventure humaine en pointant la destination des béatitudes. Ceux qui s’en approchent assez pour percevoir le bruissement qui vient des pales pourront peut-être entendre comme dans un murmure la voix du maître : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

 Pierre

03.04.2008

Contact avec saint Thomas

1622524924.jpgLe temps de Pâques nous montre l’aboutissement final de l’Incarnation : Jésus retourne au Père avec les bras chargés de la vie des hommes.

Après avoir relu les poèmes de saint Jean de la Croix, j’étais curieux de savoir comment saint Thomas parlait de l‘Incarnation. Cela me semble un complément à notre réflexion en attendant la prochaine soirée.

Répondant à la question : Si l'homme n'avait pas péché, Dieu se serait-il incarné, il écrit : « Diverses opinions ont été émises à ce sujet. Certains prétendent que, même si l'homme n'avait pas péché, le Fils de Dieu se serait incarné. D'autres soutiennent le contraire, et c'est plutôt à leur opinion qu'il faut se rallier. En effet, ce qui dépend de la seule volonté de Dieu et à quoi la créature n'a aucun droit, ne peut nous être connu que dans la mesure où c'est enseigné dans la Sainte Écriture, qui nous a fait connaître la volonté de Dieu. Aussi, puisque dans la Sainte Écriture le motif de l'Incarnation est toujours attribué au péché du premier homme, on dit avec plus de justesse que l'oeuvre de l'Incarnation est ordonnée à remédier au péché, à tel point que si le péché n'avait eu lieu, il n'y aurait pas eu l'Incarnation. Cependant la puissance de Dieu ne se limite pas à cela, car il aurait pu s'incarner même en l'absence du péché »

Ainsi les discussions sur l’incarnation étaient déjà nombreuses à l’époque. La réponse de saint Thomas nous amène à constater la confiance sans condition qu’il a dans l’Ecriture et comment, pour parler de Dieu, il se rallie aux expressions qu’il y trouve.

Mais profitons de cette citation pour nous laisser influencer par la personnalité de son auteur. Prenons le temps de percevoir dans la dernière phrase la profondeur de contemplation à laquelle il s’abandonnait et la haute idée qu’il se faisait de Dieu. En plus, l’expression « …on dit avec plus de justesse … » nous laisse deviner la splendide humilité de cette intelligence, qui est une des plus grande du monde occidental.

Quand on parle d’humilité, on se souvient de Moïse qui est « l’homme le plus humble que la terre ait jamais porté ». Si bien que, en image, nous pourrions nous imaginer Thomas montant au Sinaï pour « voir Dieu ». En redescendant de cette rencontre, il est devenu, non pas législateur pour le peuple élu comme le fut Moïse, mais docteur pour l’Eglise de Jésus-Christ.

Comme saint Thomas laissons nous maintenant séduire par l’Ecriture. Elle est en effet l’élément précurseur de l’Incarnation, elle est le mystère indicible prononcé dans notre vie d’homme. C’est une des traces les plus insondables et les plus émouvantes de la venue du Fils parmi les siens.

14.03.2008

Incarnation et Passion

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Pour attendre la prochaine réunion du parcours de la foi, voici des extraits d’une romance de saint Jean de la Croix (1542-1591) sur l’Incarnation. Et, puisque nous sommes arrivés à la Semaine sainte, ce texte est suivi d’un cours poème, « Le Pastoureau », qui évoque  la Passion.

 

 

 

 Une épouse qui t’aime, mon Fils, j’aimerais te donner
qui, grâce à toi, mérite de vivre en notre compagnie

et de manger à la même table du même pain que je mange
pour qu’elle connaisse les biens que j’ai en un tel Fils

 

Je te rends grâces, ô Père, répondit le Fils.
A l’épouse que tu me donneras je donnerai ma clarté

pour qu’elle puisse voir tout le prix de mon Père
et comment l’être que je possède de son être je l’ai reçu.

Or étant venu le temps où convenait de faire
le rachat de l’épouse qui en rude joug servait

sous la loi que Moïse lui avait donnée,
le Père en tendre amour parlait ainsi :

Tu le vois, Fils, j’avais fait une épouse à ton image
et ,semblable à toi, elle a bonne convenance.

Mais elle diffère dans la chair
                    qu’en ton être simple tu n’as pas
Or, dans les amours parfaites, cette loi est requise

que l’amant se fasse semblable à l’aimée
car plus grande est la ressemblance, plus grand est le délice.

Et sans doute en ton épouse le délice grandement croîtrait
si elle te voyait semblable à elle jusque dans la chair.

 

 

 

Voici un autre poème de saint Jean de la Croix. Il  exprime la peine de Jésus descendu auprès des siens et abandonné.

 

Un pastoureau est en peine,

l'esprit plein de sa pastourelle,

retranché du plaisir et de la joie,

et le cœur par l’amour tout navré.

 

Il ne pleure pas d’être blessé d’amour.

De se voir ainsi affligé il n’a point de peine,

encore qu’il porte au cœur une plaie.

Il pleure de penser qu’il est oublié,

 

de penser seulement qu’il est oublié

de sa belle pastoure. En grande peine

Il se laisse rudoyer en terre étrangère,

Le cœur par l’amour tout navré.

 

Il dit le pastoureau : « Infortuné

celui qui de mon amour a fait absence,

Qui ne veut pas jouir de ma présence

et de mon cœur pas son amour tout navré ! »

 

Et après un long temps, il est monté

tout en haut d’un arbre. Là il ouvrit ses bras

et mort il est demeuré, suspendu par eux,

le cœur par l’amour tout navré.

  


Voici un site pour lire Les Romances en entier.

Vous pouvez aussi approcher l'Incarnation chez st Jean de la Croix .

Enfin, voici une adresse pour découvrir les oeuvres de saint Jean de la Croix

Sur ce dernier  site vous pourrez aussi trouver des textes de sagesse du monde entier.

04.02.2008

Rencontre foi et science

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C’est une rencontre étonnante que je viens de faire. Je lisais un livre sur les récentes découvertes scientifiques. Cet ouvrage, écrit par Jean Staune, directeur de l’Université Interdisciplinaire de Paris, a été recensé dans un récent « Dimanche Express ».

Des spécialistes en biologie y exposaient leur compréhension de l’évolution. Parmi eux figure Denton, professeur de biologie en Australie. Voici en quels termes J. Staune termine sa présentation de ce spécialiste :

 “ C’est seulement après tout cela (= son travail scientifique de biologiste) que Denton en tire une conclusion qui, elle, est d’ordre théologique : « En raison de la doctrine de l’Incarnation qui impliquait que Dieu avait pris la forme humaine, aucune religion ne dépendait davantage de la notion d’une position absolument centrale et singulière de l’homme dans le cosmos que le christianisme. La vision anthropocentrique de la chrétienté médiévale est peut-être l’idée la plus extraordinaire que l'homme ait jamais formulée. C’est une théorie fondamentale et d’une prétention radicale. Aucune théorie humaine ne l’égale en audace puisqu’elle stipule que toute chose se rapporte à l’existence de l’homme [… ] Quatre siècles après que la révolution scientifique eût paru détruire cette conception, bannir Aristote et rendre caduque toute spéculation téléologique, le flot incessant des découvertes s’est spectaculairement retourné en faveur de la téléologie. La science, qui depuis quatre cents ans semblait le grand allié de l’athéisme, est enfin devenue, en cette fin de IIe millénaire, ce que Newton et beaucoup de ses premiers partisans avaient ardemment souhaité : le défenseur de la foi anthropocentrique. »

C’est ainsi que l’on peut exorciser le « fantôme de Copernic ». L’homme n’est plus au centre de l’Univers au plan géographique mais retrouve, de façon plus subtile, une place centrale en tant que but de l’évolution de l’Univers. Si étonnant que cela puisse paraître à celui qui vient de lire ces lignes, Denton n’est nullement chrétien. Il ne fait que constater que la longue chaîne de coïncidences qu’il met au jour à travers les propriétés chimiques et biochimiques de la nature soutient un point central de la théologie chrétienne. ”

 

Le mot “Incarnation” m’a immédiatement ramené au parcours de la foi tel qu’il nous est proposé ces mois-ci. Et j’ai prolongé les réflexions de Denton en considérant l’homme comme la finalité de l’évolution pour qu’un jour le Fils puisse naître d’une femme. C’est l’occasion de se rappeler que c’est l’Esprit qui a fixé les lois de l’univers. Elles trouvent leur aboutissement dans le corps humain. Voilà pourquoi la chair n’est pas complètement étrangère à la vie de l’Esprit.

Ceux qui aiment la science liront avec intérêt ce livre : « Notre existence a-t-elle un sens ?» qui cherche à renouer un dialogue entre la foi et la science.

Quant à nous tous, nous pourrons repenser aux merveilles de la création quand nous chanterons : « Que tes œuvres sont belles … l’homme est à l’image de Dieu », ou encore, comme en ce 4ème dimanche, « Heureux les hommes au cœur de chair, ils deviendront printemps du monde … »

02.01.2008

Le Credo de Pierre

e660906cd7f06dc3858a232e26c8b020.jpgLa foi est un tout, il faut s’en rappeler lorsqu’on veut en approfondir une partie. Ce tout est résumé dans le symbole des apôtres. Mais ce texte n’est pas mobilisant. Pour éveiller nos sentiments à partir du Credo, il faut prendre le temps de le rendre vivant pour soi.

 
En complément de la troisième soirée qui propose de le lire à l’envers, voici une présentation qui cherche à l’entendre des lèvres mêmes de Pierre.

 
Je me suis imaginé que j’étais à Jérusalem le jour où Pierre est sorti du Cénacle et a pris pour la première fois la parole. Chacun l’entendait dans sa propre langue, je l’ai donc entendu en français. Ce que j’en ai retenu, je l’ai noté comme ceci :


1.                Fils d'Israël j'ai cru au Dieu puissant, l'unique Dieu de l'univers.
C'est lui qui a fait le ciel et la terre, pour les donner à ses enfants.

 2.                Puis j'ai suivi Jésus de Nazareth. Certains ont dit : il est prophète.
Pour moi, il est le Fils du Dieu vivant. Il est venu pour nous sauver.

 3.                Par nos fautes, Il fut condamné à mort. On l'a cloué sur une croix.
Le Père l'a ressuscité des morts. Il est monté auprès de Dieu.

 4.                Il a répandu sur nous l'Esprit Saint, pour annoncer son évangile.
Qui croit en Lui ne verra pas la mort. Il recevra la vie de Dieu.

 5.                Aujourd'hui, ne fermez pas votre coeur, repentez-vous de vos péchés.
Vous serez baptisés au nom du Père, au nom du Fils et de l'Esprit.

 

Comme le texte est rythmé, j’en ai fait une mélodie. Quel refrain pourrait mieux convenir à cette profession de foi que la parole du Christ lui-même :

                   Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église

 Vous pouvez télécharger ce Credo de Pierre sur le site des Douze. Mais si vous êtes musicien, vous pouvez aussi composer une autre mélodie.

Cette profession de foi de Pierre est aussi l’occasion de présenter les meilleurs vœux pour l’année 2008 à ceux qui sont sur la route de la foi !!

 

08.12.2007

A propos de l'exégèse

75d4c299de12b35ac58ed36f882feb92.jpgS’informer de l’exégèse des Ecritures, fait immanquablement penser au Père Lagrange. Pour ceux qui ont le temps de prolonger la lecture, voici d’abord un article pour la béatification du Père Lagrange, sur le site des dominicains. Vous pourrez y lire un résumé de sa vie.

On peut trouver aussi beaucoup de renseignements sur le site de l’Ecole Biblique de Jérusalem, que le Père a fondée en 1892.  De là nous est venue la fameuse Bible de Jérusalem.

Comme tout dominicain, le père Lagrange était un fervent du Rosaire. Voici un mot de sa part sur cette prière qui commence par nous rappeler l’enfance de Jésus :

 « Le Rosaire est un résumé de l’Évangile, nous orientant vers la fin que nous fait espérer l’Incarnation et la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Mais le Rosaire supplée à la lecture de l’Écriture, et la rend inutile ?

Disons plutôt qu’il la fait désirer, qu’il nous la rend même nécessaire si nous voulons réellement avoir devant le yeux les mystères que nous devons méditer. »

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