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Méditation - Page 13

  • La chair et l'Esprit

    L’ange avait dit à Marie à propos du Fils du Très-Haut :
    « Veux-tu lui partager ta chair, il partagera son Esprit ! »

    Ce qui fut dit.
    Ce qui fut fait.

    Quand Jésus revit Marie avant de retourner à son Père, il lui aura fait comprendre :
    « Maintenant que je suis en chair dans la vie de l’Esprit, je t’emmènerai en chair au Royaume de l’Esprit. »

    C’est ainsi que Marie devint la reine des cieux, et donc l’épouse du roi.

    Cela rappelle la phrase du psalmiste : « Le roi désirera ta beauté »
    C’est ainsi que la chair est une image - une image seulement - de l’Eprit
    Elle est aussi un chemin - l’un s’échange pour l’autre - pour entrer dans la vie de l’Esprit.
    Cela rappelle la phrase du psalmiste : « Toute chair verra le salut de notre Dieu »

    Tout être de chair est destiné à la vie de l’Esprit.

    La création, c’est une Noce !

    L’Esprit,  Jésus l'appelle les doigts de Dieu.
    C’est lui qui a agencé la loi de l’univers et ainsi a façonné le corps de l’homme et de la femme.
    Et les disciples de Jésus pourraient l’ajouter au Credo !

     

  • Du Christ-Roi à Noël … jusqu’à ce qu’Il revienne

    Vitrail Brialmont bl.pngVoilà celui que nous attendons.
    Son Royaume n’est pas de ce monde.
    Mais lui, il est de notre race, né d’une femme.

    Il se mettra à la tête des « Césars ».
    Les empereurs, rois, présidents, chefs d’état sont multiples, aussi nombreux que les peuples de la terre.
    De chacun le Fils de l’Homme aurait pu dire :
    « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en haut. »

    C’est pourquoi il prendra leur tête.
    Il ne va pas pour autant leur retirer l’initiative et la délégation qu’il leur avait accordé pour gouverner la terre
    Se mettant à la tête des peuples et couronnant leurs efforts il les conduira à la paix.
    C’est pourquoi nous l’attendons.

    Puissions-nous être prêt pour ce jour où il reviendra
    et c’est pour cela que les apôtres veillaient, que nous veillons.

    On peut donc facilement imaginer les premiers chrétiens veillant toute la nuit en se répétant les phrases même de saint Paul : « Nous qui serons encore là pour l’Avènement du Seigneur …  nous serons transformés».
    Le lendemain, une fois le jour venu, il faut s’encourager à la patience. Elle peut encore être longue cette attente d’un événement dont on ne connaît pas l’heure d’arrivée. Alors les apôtres se souviennent d’abord de ce qu’ils ont vu de celui qu’ils ont suivi.

    Il a choisi ses témoins
    Il a guéri les malades.
    Il dormait à la belle étoile ou dans une barque
    Il parlait dans les synagogues et dans la campagne, là où
    il avait promis les béatitudes à tous les hommes.
    Il accepté le baptême par lequel il acceptait la mission donnée par son Père
    Il a lu l’écriture parmi nous, comme le rapporte Luc.
    Il est né de la Vierge Marie,

    Marie n’en parlait pas beaucoup, sinon pour rappeler la fête à Cana,
    ce jour-là il avait transformé l’eau en vin.

    Il a fallu Luc, qui n’avait jamais vu Jésus, pour aller rencontrer la Vierge et lui faire raconter ses souvenirs.
    Mais ces souvenirs se perdent dans la nuit des temps … la nuit de Noël.
    Et Luc avait le cœur tout brûlant en les écoutant, comme les disciples d’Emmaüs lors de l’apparition.
    Si bien que Luc a tout raconté comme un amoureux qui enjolive !

    Car ce qui intéresse, c’est l’avenir : nous n'attendons plus un enfant qui doit encore grandir, mais un jeune homme rempli de force et d’amour, en pleine possession de ses moyens,
    investi d’une mission pour laquelle il a reçu l’Esprit d’en haut.
    qui apporte aux nations le droit, aux enfants de Dieu les béatitudes
    qui n’élève pas le ton,
    qui n’éteint pas la mèche qui fume encore…

  • Toussaint Christ-Roi

    Christ-Roi.jpgLa foule immense que nul ne peut dénombrer, dont nous parle la Toussaint, ne va pas entrer en pagaille dans le Royaume. Elle sera conduite. Et les quelques dimanches du mois de novembre nous conduisent insensiblement à découvrir ce meneur : le Christ-Roi.

     “Médecin soigne-toi toi-même” nous dira l’évangile. Le chrétien sait comment il s’est guéri : en revêtant un corps spirituel qu’il va partager avec les participants de la foule de la Toussaint.

     L’année dernière nous l’avons déjà vu répondant à Pilate : « Oui, je suis roi, mais mon royaume n’est pas de ce monde ». L’année prochaine, nous le retrouverons présenté comme un berger, le bon berger.

    C’est ce roi doux et humble de cœur qui rassemble la foule immense, c’est lui que nous allons bientôt fêter. Et c’est son absence dans ce monde qui introduit tout naturellement le croyant à attendre son retour. Attente qui est entretenue pendant tout l’Avent.

    C’est pourquoi il est aussi dans la suite de cette démarche de passer la veillée de Noël à attendre son retour puisque les anges ont dit « Il reviendra comme il est parti ».

    Pour tromper la longueur de cette attente, les chrétiens ont fini par rouvrir, en quelque sorte, l’album de famille et à se répéter les souvenirs évanescents de sa naissance. Mais nous n’attendons plus un enfant, mais un homme en pleine possession de ses moyens qui ouvre l’espace suffisant pour que puisse entrer la foule immense que nul ne peut dénombrer !