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Méditation - Page 17

  • Credo 2010

    Le Credo est écrit en trois parties.

    Mais la première est la plus courte.

    Dans la deuxième partie, les gestes de Jésus-Christ sont rapportés en détails. Ensuite l'action de l'Esprit Saint est résumée principalement dans son animation de l'Eglise. Rien ou presque n'y est dit de sa participation à la création.

    La création en bloc, est attribuée au Père. Pourtant il n'est plus possible d'ignorer que la création est le fait de Dieu en trois personnes. La liturgie nous a d'ailleurs habitué à penser que l'Esprit remplit l'univers, qu'il l'anime et le renouvelle. De là se comprend la présence du psaume 103 à la messe de la Pentecôte.

    En 2000 ans d'histoire de nombreux événements ont eu lieu. La découverte de la création par la science est un moment très important. Il s'est fait jour principalement depuis Galilée, que les scientifiques appellent le Père de la science moderne. L'autre événement est la découverte des cultures et religions différentes du christianisme et qui satisfont les civilisations qui les ont élaborées.

    Il n'y pas que les découvertes. Depuis le concile de Nicée, il y a 1.675 ans de contemplation qui n'ont pas encore ajouté leur supplément de lumière dans le symbole des apôtres.

    Nous éprouvons de plus en plus le besoin de décrire cette présence de l'Esprit non seulement dans l'Eglise de Jésus-Christ mais partout dans l'univers, dans toutes les civilisations.

    C'est donc une réécriture du Credo qu'il nous faudrait faire.

    La voie à suivre est donc une contemplation de notre foi, de la révélation.  L'intelligence et la recherche des mots vient ensuite selon la fameuse phrase de saint Ambroise : « fides quaerens intellectum ». Ce chemin s'accompagnera d'une prière pour que l'Esprit du Père et du Fils nous aide à trouver dans notre vie actuelle les mots pour exprimer la foi telle qu'elle s'impose à nous dans notre temps.

     

     

  • Pentecôte

    Copie de ES médaille ptc.jpgIl est l’Esprit du Père et du Fils !

    Qu’il vienne L’Esprit du Père qui nous a fait
    et du Fils qui nous a visité !

    1. Veni Creator Spiritus, mentes tuorum visita :
    Imple superna gratia,
    Quae tu creasti pectora.

    Il est le don que le Père va mettre dans coeurs et sur nos lèvres.

    2. Qui diceris Paraclitus, Altissimi donum Dei,
    Fons vivus, ignis caritas,
    Et spiritalis unctio.

    Il est l’Esprit des sept dons, que le Fils a partagé à son départ.

    3. Tu septiformis munere, Digitus paternae dexterae,
    Tu rite promissum Patris,
    Sermone ditans guttura.

    Il prends soin de nous comme un Père :
    après nou
    s avoir donné les sens du corps pour vivre sur la terre
    il nous donnera les sens de l’esprit
    pour vivre au Royaume.

    4. Accende lumen sensibus : Infunde amorem cordibus :
    Infirma nostri corporis
    Virtute firmans perpeti.

    comme un Seigneur, il chasse pour nous les démons
    et nous conduit sur des prés d’herbe faîche

    5. Hostem repellas longius, Pacemque dones protinus:
    Ductore sic te praevio
    Vitemus omne noxium.

    Le voici, le grand Enseignant qui nous apprend à dire “Notre Père” avec le Fils
    et
    nous pousse à dire “Agneau de Dieu” quand nous rencontrons l’envoyé du Père.

    6. Per te sciamus da Patrem, Noscamus atque Filium,
    Teque utriusque Spiritum
    Credamus omni tempore.

    Gloire, honneur et louange
    à notre Dieu :
    Père, Fils, Saint-Esprit

    7 Deo Patri sit gloria, et Filio, qui a mortuis
    Surrexit; ac Paraclito,
    In saeculorum saecula. Amen.

     

  • L'action de l'Esprit

    ES médaille arc.jpgL’action de l’Esprit-Saint

     

    Comment l’Esprit peut-il ressusciter les corps sinon parce qu’il les a lui-même conçus ?

    Cette idée toute simple n’a pas échappé aux chrétiens. Ainsi dès le début ils ont fait réciter le jour de la Pentecôte le psaume 103 qui raconte les merveilles de la création. Pour les anciens, cela allait de soi que l’univers soit l’œuvre de Dieu. Il suffisait d’ouvrir les yeux pour le constater et il n’était pas nécessaire de l’exprimer dans le Credo.

    Nous savons maintenant que cela ne va pas de soi. Il n’y a pas de preuve, dans les connaissances de l’univers, d’une origine divine ou d’une destination vers un au delà, vers un autre monde. Il n’y a pas de finalité inscrite dans les lois observées par la science.

    Cette situation est tout à fait normale. Le monde a été fait de telle manière que l’homme ne puisse reconnaître Dieu que par une démarche personnelle et pas par une connaissance scientifique. Cette dernière n’est pas en mesure de dire que le monde est fait par Dieu. Elle est par contre la même pour tous, croyant, ou incroyant,  et l’effort pour la découvrir et maîtriser la terre est le même pour tous. Aussi précise soit-elle, elle n’enlève pas la liberté de l’homme. Au contraire, elle la ménage et la respecte. Si le savant découvre les forces nucléaires et veut les maîtriser, il doit décider s’il en fait des bombes ou des centrales et quel soin il va mettre à enterrer ses déchets. Si bien que c’est librement que l’homme donne un sens à ses entreprises et l’on ne reconnaît Dieu que par une démarche personnelle.

    Il est donc compréhensible que le croyant cherche à redire dans le credo, l’origine divine de l’univers, non pas comme une vérité scientifique, mais comme une révélation, une vérité de foi : pour le croyant, la loi de l’univers que Dieu nous donne a été agencée par l’Esprit-Saint. Si, ne le disant pas, on se contente de penser que l’Esprit n’est donné que dans l’Eglise, on se fait une idée fort diminuée de la présence de l’Esprit. dans la création.

    Cette affirmation n’enlève rien à la toute-puissance du Père, au contraire. Comme l’Esprit anime l’église que Jésus-Christ a fondée, il anime l’univers que le Père a créé pour qu’il soit bien le berceau du Royaume. De même qu’il est la loi d’amour de la nouvelle alliance, de lui aussi dérive la loi de l’univers qui, culminant dans le corps de l’homme et de la femme, pousse tout enfant de Dieu à l’amour. Cette loi est la présence spontanée de l’Esprit, c’est la lumière et la chaleur que Dieu fait resplendir pour tous les hommes.

    La Pentecôte, quant à elle, est la présence de l’Esprit donné à ceux qui croient en Jésus-Christ. C’est la force d’en haut qui donne l’audace de proclamer qu’il est bien le Fils de Dieu. La Pentecôte est le couronnement de la présence de l’Esprit, mais elle n’en épuise pas toutes les virtualités.

    Nous pourrions donc préciser le Credo qui est le résumé de ce que croit le chrétien du troisième millénaire.

    Je crois en Dieu le Père tout puissant qui a fait le ciel et la terre.
    Il donne personnellement la vie à chacun de ses enfants.

    Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique Notre Seigneur,
    il est né de la vierge Marie,
    a souffert sous Ponce Pilate,
    a été crucifié, est mort et a été enseveli,
    est descendu aux enfers,
    le troisième jour est ressuscité des morts,
    est monté aux cieux,
    est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
    d’où il viendra juger les vivants et les morts.

    Je crois en L’esprit-Saint,
    la loi de l’univers, l’évolution vers le corps de l‘homme;

    la sainte église catholique
    la communion des saints,
    la rémission des péchés,
    la résurrection de la chair,
    la vie éternelle.

    Amen.

    Cette petite méditation fait partie d’une réflexion d’ensemble du mystère chrétien décrit dans l’alliance Trinité-Humanité.