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Réflexion - Page 4

  • Création

    L’invention de l’homme et de la femme

     

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    Quand l'on monte une crèche vivante, pour représenter la Vierge Marie, on prend une femme. Quand il faut faire la dernière scène vivante, le dimanche, pour représenter le Christ, l'Église prend un homme.

     

    Ce faisant, l'église reconnaît qu'il y a quelque chose qui la dépasse dans le mystère de |'invention de l'homme et de la femme. Elle imite donc les scènes dont elle veut se souvenir plutôt que de les ré imaginer. En voulant s‘approprier un mystère, il vous échappe. Au contraire en le répétant tel qu'il s'est manifesté la première fois, on permet à chacun de le faire présent à soi. Bien sûr |‘église pourrait faire autrement, mais au point ou elle en est de son histoire, on la voit mal changer d'attitude.

     

    Méditons sur le mystère de |'invention de l'homme et de la femme. Regardons l‘image de Dieu qui y est discrètement imprimée.

     

    Le silence de Jésus.

    A-t-il dit quelque chose de ce mystère ? Quand on

    l'a interrogé sur le sujet, il a dit que les lois faites sur l'union de l'homme et de la femme le sont en raison de la dureté de notre cœur. S'il dit cela de la loi de Moise, à fortiori peut-on le penser des lois de nos pays modernes. En suivant Jésus nous sommes donc reportés sur le début car "au début il n'en était pas ainsi". Il semble donc que Jésus lui-même n'ajoute rien à ce début et en même temps il se montre prêt à tout pardonner mais il ne supporte pas qu’on ternisse la vision du début. C'est normal car, au moment où il est chez nous en tant qu'homme, il est lui-même englobé dans cette réalité mystérieuse. Il est un homme né d'une femme et ne dit rien de plus à ce sujet, simplement il se montre ainsi dans la nature humaine. Cela indique cependant que cette invention a été faite pour Lui. Il manifeste ainsi que l‘invention de l'homme et de la femme est le secret du Père qui est plus grand que Lui.

     

    Le secret du Père

    IL y a un autre fait que le Christ laisse entièrement au Père. Sur la fin du monde et sur  son retour il dit "Nul ne connaît ni le jour ni |'heure, même le Fils ne la connaît pas". Or ce jour, le jour du jugement, duquel dépend la fin des naissances, implique ce mystère de l'homme et de la femme puisque c'est à eux qu'est confiée la mission de se multiplier et de remplir la terre.

    Nous pouvons aussi nous dire que le début du monde et sa fin sont le secret du Père et que le Fils, comme homme, ne le connaît pas. De même c'est aussi le secret du Père d'envoyer "le moment venu" un ange à la Vierge Marie.

     

    La vie

    Tout enfant naît de Dieu. Ce n'est pas la fécondation d'un ovule qui produit un être libre. Seule l'invitation du Père fait de ce corps, qui va grandir, le temple d'une personne destinée à connaître Dieu. Dieu fait un geste personnel pour chaque enfant qui naît. Il le confie chacun de ses enfants à des parents car de cette manière chacun de ses enfant   se

    trouvera devant une image de Dieu constituée par cette homme et cette femme qui f ne font plus qu'une seule chair et dont il est issu.

    Un petit nombre de chromosomes nous distingue des grands singes. Mais ce n'est pas cet inventaire qui nous donnera le secret de la vie de l'homme ou qui nous dira depuis quand les hominidés sont devenus des hommes. Les hommes sont devenus des hommes à partir du jour et de l'heure où Dieu a décidé que le moment était venu de souffler sur Adam, puis sur Eve et puis sur chacun de leurs  enfants. Ce n'est pas un automatisme, c'est une alliance que Dieu poursuit avec une fidélité sans faille.

    Si déjà du temps de Descartes, on s'apercevait qu'en découpant le corps d'une personne on ne trouvait jamais son âme, on peut dire aujourd‘hui qu'en

    manipulant gènes, gamètes, spermatozoïdes, jamais on ne sentira le souffle de Dieu qui, depuis Adam, fait de chacun de nous des personnes invitées à

    la vie éternelle.

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    L'image de Dieu  

    Deux personnes dans une seule chair serait donc L’image de Dieu Père et Fils dans un seul Esprit. Cette image est de tous les temps, de toutes les races.

    Voilà donc cette image, qui agit tant qu‘on la reçoit et qui nous échappe dès qu’on veut s‘en approprier le mystère. L'image qui doit entourer l'enfant dans sa croissance. Il y apprend à dialoguer avec deux personnes, à vivre de leur chair en faisant un seul esprit de famille. Jusqu'a ce qu'il puisse réfléchir par lui-même et vouloir entrer dans le secret du Père. Jusqu'au jour où il puisse quitter son père et sa mère et s'unir à sa femme et ne plus faire qu'un avec elle. Jusqu'au jour où ayant noué, petit à petit tout au long de sa vie, un dialogue avec le Père et le Fils, il désire entrer dans leur unique Esprit. Il y aurait place ici pour une longue méditation sur les ressemblances et les différences de cette image par rapport à Dieu. Une autre devrait aussi nous faire découvrir si Dieu à travers cette complémentarité homme femme nous parle de lui-même ou de son œuvre.

     

    L'attitude de |'Eglise

    Elle a choisi de manifester, en dehors de toute autre considération, qu'il y a dans l'invention de l'homme et de la femme, une réalité qui la dépasse, qui l'englobe. Elle ne veut rien dire de plus que ce qui a été dit "au début". Peut-être est-ce là aussi qu'il faut comprendre l‘attitude de Paul VI qui a refusé à plusieurs reprises de traiter ce sujet au Concile Vatican II, reproduisant ainsi de manière spectaculaire la réserve du Christ qui a seulement dit que les lois introduites relèvent de la dureté de notre cœur et que le Père, à qui appartiennent le début et la fin, est plus grand que Lui.

     

    Le monde moderne

    En face de l'église, le monde moderne, devenu terriblement orgueilleux de ses découvertes, n'acceptera jamais ce qui lui apparaît comme un interdit. Il veut s'approprier un mystère de la vie. Ce faisant il perd l'image de Dieu qui y est discrètement inscrite. Perdant l'image de Dieu, il se trouve dans un monde où il rencontre la mort.  Bref, le mythe du péché originel et de ses suites semble encore drôlement actuel ! Pourtant l'arbre de la vie n'est pas un interdit, c‘est un mystère englobant. Vouloir se l'approprier, c'est vouloir se faire Dieu et c'est perdre la vie ou au moins perdre son image.

     

     

  • journalisme

    J’ai suivi l’émission Cash investigation sur les portables : "Les secrets inavouables de nos téléphones portables"

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    Elle m’a intrigué et j’ai fait quelques recherches sur le tantale.

    Il y a plusieurs mines de Tantale. Elles sont industrielles. Une seule est encore artisanale : la mine de Rubaia en RDC. Alors pourquoi ne parler que de celle-là ?

    Le Tantale est utilisé depuis longtemps pour des condensateurs. Ils servent notamment à des applications médicales. Pourquoi alors tenter de culpabiliser les utilisateurs de portables ? C’était simplement un effet facile et l’objectivité des reportages donc fort légère !

    En plus, on agresse verbalement des industriels dont on n’est pas certain qu’ils soient directement responsables. On prend ensuite des photos en caméra cachée et puis on diffuse ces photos ! Quelles valeurs défend-on par de pareilles gesticulations ?

    Enfin et surtout , tout donne l’impression que l’équipe qui présente ces reportages a une conception du monde qui lui donne la pleine connaissance de l’organisation économique et politique des 7 milliards d’hommes qui peuplent notre planète, au point de pouvoir clamer ce qui et bien et ce qui est mal !!! Bien entendu, cette émission va rallier tous les râleurs, les casseurs, les extrémistes qui lui feront un bel audimat, mais pour quel résultat ?

    Quel orgueil ! Il y a de quoi penser à la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf !

    En fait, les journalistes ont-ils une compétence reconnue au point de diriger des activités  industrielles ? Ou une légitimité provenant d’une élection pour établir et discuter des lois ?

    On me dira que l’émission ne s’est pas déroulée sans l’aval de la chaine d’information qui la programme. Alors, de l’activité journalistique jaillirait une autorité qui ne serait ni économique, ni politique et qui  pourrait stigmatiser en bien et en mal tous les agissements sur la planète ? Le journalisme se prendrait pour une église dont la religion est l’objectivité  et l’audimat sa morale et le scoop son sacrement ! Si c’est le cas, c’est une fausse religion !

    En résumé, en dépit de quelques informations intéressantes,  la suffisance  de cette émission est  pour moi tout-à-fait déplaisante et je ne pratiquerai pas cette religion-là!

     

    #cashinvestigation

  • Paul VI

    Paul VI

     

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    Contrairement à ce que d’aucuns pensent du pontificat de Giovanni Battista Montini et de la personnalité même de celui qui régna sous le nom de Paul VI, l’Eglise a amorcé avec lui un vrai virage vers la modernité. C’est là l’héritage du nouveau Bienheureux.

    Béatifié ce dimanche 19 octobre à Rome par le pape François, Paul VI ne fut pas le souverain pontife discret et effacé que l’on croyait. A bien des égards, ceux qui portent un regard d’historien sur ses 15 années de pontificat, estiment qu’il fut, dans de nombreux domaines, un pape prophète et volontaire.

    Mais les clichés ont la vie dure. Que n’a-t-on pas affublé Paul VI de qualificatifs peu agréables: « effacé », « triste »,… On retient de lui qu’il fut le « le pape opposé à la pilule ». C’est un peu court.

    Pour analyser le pontificat de celui qui succéda à Saint Jean XXIII, il faut se replacer dans le contexte de l’époque. Lors de son accession au trône pétrinien, Paul VI n’a pas eu facile car succéder au pape débonnaire et proche des gens comme l’était Jean XXIII n’était pas aisé: la personnalité de cardinal Montini était tout autre, plus réservée. Il dut donc se faire accepter. Il dut gérer aussi le poursuite du Concile Vatican II, véritable révolution pour l’Eglise, laquelle entraîna la fronde des traditionalistes. Enfin, le monde occidental entrait dans une période de libération des mœurs, avec une jeunesse voulant briser les tabous et les interdits. Ce fut l’époque de Mai 68. Clairement, le pouvoir moral de l’Eglise fut mis en cause par la société.

    Initiateur du synode des évêques

    C’est dans ce contexte pour le moins difficile que le pontificat de Paul VI marqua un tournant avec ceux qui l’avaient précédé. Le nouveau pape abandonna une grande partie des fastes de l’Eglise, pour prôner une Eglise plus pauvre, plus proche. Ainsi, la tiare fut vendue et l’argent donné aux pauvres. Il dépouilla aussi la liturgie. Il mit en place aussi les bases pastorales et diplomatiques des futurs pontificats.

    C’est Paul VI qui fut l’initiateur de nombreuses commissions et conseils pontificaux: pour les laïcs, « Justice et Paix », « Cor Unum », pour la famille, pour le dialogue avec les non-chrétiens,… L’une des décisions importantes fut d’instituer les synodes des évêques dans le but de renforcer la collégialité et de promouvoir une certaine autonomie des Eglises locales.

    Enfin, il fut le premier pape à entreprendre, déjà, une réforme de la Curie, en fixant la retraite des cardinaux et évêques à 75 ans, et à 80 ans la limite d’éligibilité des cardinaux, portant à 120 le nombre maximal des électeurs du pape.

    On retient encore de lui ses nombreux voyages à travers le globe, témoignant de sa volonté de dialoguer avec le monde. Et parmi ceux-ci, le voyage en Terre Sainte, où aucun pape avant lui ne s’était rendu et sa rencontre avec le patriarche orthodoxe Athénagoras. Il a ouvert un vrai chemin vers le dialogue interreligieux, qui fut contesté par la frange intégriste de l’Eglise menée par Mgr Lefèbvre que Paul VI suspendit a divinis. La première encyclique Ecclesiam suam s’inscrit d’ailleurs dans cette logique. Elle voulait mettre l’Eglise en dialogue avec le monde.

    Une Eglise ancrée dans le monde

    Dans le même sens, l’exhortation apostolique Evangelii nuntiandi conclut la troisième session du synode des évêques, consacrée à l’évangélisation. Paul VI y promeut une Eglise à la fois ancrée au cœur du monde et témoin de l’absolu de Dieu.

    Avec l’encyclique Populorum Progressio, Paul VI affirma, d’une part, que « la question sociale est devenue mondiale » et, d’autre part, que  »le développement est le nouveau nom de la paix ». On se souvient à cet égard de son discours historique aux Nations Unies, qui donna à la diplomatie vaticane la place qui lui revient encore aujourd’hui.

    Les observateurs s’accordent à dire que les dernières années de son pontificat furent des temps d’inquiétude. Chute des ordinations en Occident, appropriations parfois hasardeuses de Vatican II contestation des autorités. Le contexte de l’époque eut pour conséquence que sa dernière encyclique, Humanae Vitae fut mal perçue. Au nom du respect de la vie, le pape prônait le principe du refus de toute contraception artificielle pour les couples catholiques. Pour la première fois, un enseignement du magistère fut ouvertement contesté, y compris par des cardinaux et des évêques. Il en découla une fracture entre le monde et le pape, pourtant apôtre du « dialogue » et de la « conversation ».

    Mais, au regard des gestes prophétiques qu’il a posés, Paul VI restera dans l’Histoire comme le pape qui a fait entrer l’Eglise dans la modernité.

    J.J.D.

     

    source : Info.Catho.be